Le gouvernement doit envoyer un signal en faveur de l’éducation

Lors du récent remaniement ministériel, le premier ministre Philippe Couillard a réitéré l’importance de l’éducation pour son gouvernement comme pour tout le Québec. Le 17 mars prochain, le gouvernement du Québec déposera son budget pour la prochaine année : ce sera l’occasion ou jamais de joindre le geste à la parole.

Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre qualifiée, il devient impératif qu’un signal fort soit lancé en direction des jeunes. Oui, le Québec croit en l’éducation et en l’enseignement supérieur. Oui, le Québec favorise la persévérance scolaire. Oui, un jeune adulte qui obtient son DEC deviendra un citoyen engagé dans une société plus éduquée et plus innovante. Oui, il contribuera à sa communauté en participant au développement économique, social, culturel et en assurant la vitalité du Québec de demain. Lorsqu’on sait que les cégeps rapportent, sur le plan financier seulement, près de 10 milliards par année à la province, on ne devrait même pas se poser la question : oui, il s’agit d’un investissement. Et d’un bon.

Malheureusement, depuis les cinq dernières années, les cégeps ont subi coup sur coup plusieurs compressions, de l’ordre de 155 millions au total. Chaque année, l’effort pour atteindre l’équilibre budgétaire a été amplifié. Avec pour résultat que la moitié des établissements d’enseignement collégial public n’ont pu y arriver l’année dernière et se sont vus obligés d’afficher un déficit au 30 juin 2015. Pourtant, les directions de ces cégeps ont dû couper dans des services essentiels pour nos jeunes étudiants. Des choix douloureux qui ont déjà des conséquences néfastes dans les services et dans l’accompagnement nécessaire favorisant la réussite scolaire.

Les autres provinces canadiennes ont décidé d’investir davantage en enseignement supérieur, car elles savent que l’avenir passe par l’éducation. Tout près de nous, l’Ontario vient tout juste d’adopter de nouvelles mesures financières pour favoriser l’accessibilité à l’enseignement supérieur.

Ici, les cégeps sont déjà accessibles : aucun droit de scolarité n’est exigé aux étudiants et ils sont répartis sur le tout le territoire. Au lieu de les freiner, favorisons leur plein développement. Les jeunes et les adultes qui désirent une formation de qualité, les entreprises et les organismes qui sont à la recherche de main-d’œuvre qualifiée, le milieu de la recherche qui souhaite continuer à innover : tout le monde en sortira gagnant.

Le gouvernement doit joindre le geste à la parole en investissant dans l’éducation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>