L’éducation devrait être une priorité pour tous les partis politiques

Vendredi dernier, au lendemain du premier débat électoral, je déplorais ici même le fait que le thème de l’éducation soit le grand oublié de la présente campagne électorale provinciale. Il semble que je ne suis pas le seul à avoir remarqué l’absence des enjeux de l’éducation en général et de l’enseignement supérieur en particulier dans les discours de la grande majorité des candidats et principaux chefs de parti en présence.

Ainsi, dans Le Devoir, la journaliste Lisa-Marie Gervais relève dans son article Un sujet tabou! que « la question de l’enseignement supérieur est pratiquement invisible » depuis le début de la campagne et qu’« aucun des principaux partis politiques n’a [encore] fait part de ses engagements en la matière, comme ce fut le cas en santé et en économie ».

De son côté, Alain Dubuc de La Presse souligne dans son éditorial Éducation, éducation, éducation! combien « [l]e succès d’une société avancée comme la nôtre repose également sur tout l’appareil qui augmente la qualité de vie et qui assure une certaine harmonie sociale, un réseau d’éducation, des services de santé, une vie culturelle riche, un souci de l’environnement; des efforts qui reposent, eux aussi, sur l’éducation » tout en dénonçant le fait que « [p]eu de politiciens ont clairement misé sur l’éducation » jusqu’ici dans la campagne.

Par ailleurs, dans Le Soleil, le journaliste Samuel Auger signe le texte L’éducation, thème négligé de la campagne, où il rapporte les réactions des principales associations étudiantes, lesquelles déplorent de manière presque unanime « l’absence quasi totale des enjeux de l’éducation supérieure dans la campagne électorale ».

Enfin, Claude Lévesque du Devoir rapporte dans La prospérité passe par l’éducation, dit la CSQ que la Centrale des syndicats du Québec déplore elle aussi « qu’on parle si peu d’éducation depuis le début de l’exercice et que, sur presque tous les thèmes qui sont abordés, les candidats ne parlent que de compressions des dépenses ».

Alors qu’il reste encore deux semaines avant le jour du scrutin, je crois que le message est clair : les partis politiques doivent remettre l’enseignement supérieur à l’avant-plan de leur programme et dire clairement à la population québécoise à quelle enseigne ils logent sur cet enjeu primordial pour l’avenir du Québec.

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