Éducation : parler des vraies affaires pour un Québec plus fort et plus prospère

Comme nombre de Québécoises et de Québécois hier soir, j’ai écouté avec grande attention le débat télévisé entre les chefs des principaux partis politiques. Or, entre l’économie et la santé, l’identité et un possible référendum, force est de constater que le thème de l’éducation a été le grand absent de ce débat. Les enjeux de l’enseignement supérieur ont été complètement occultés. Je me demande même si les mots « cégep » et « université » ont été prononcés ne serait-ce qu’une seule fois par l’un ou l’autre des chefs de parti.

Parlons des vraies affaires : un Québec plus fort et plus prospère passe obligatoirement par une éducation de qualité pour ses jeunes et ses adultes. Pour cela, il faut une vision et des ressources. Il faut aussi être à l’écoute des nouveaux besoins de la population québécoise, que ce soit en matière de persévérance scolaire, de soutien aux étudiants ayant des besoins particuliers ou encore de formation continue et de services aux entreprises.

À ce titre, les cégeps doivent continuer de donner des services et de les faire évoluer sur l’ensemble du territoire québécois, et cela passe inévitablement par une plus grande stabilité financière. Les établissements du réseau collégial ont pourtant dû essuyer coup sur coup pas moins de quatre compressions budgétaires de 2011 à 2014, ce qui s’est traduit, notamment, par une diminution des services psychosociaux et d’orientation pour les étudiants. Cette situation est de plus en plus intenable, et j’estime que le prochain gouvernement devra s’assurer de la stabilité financière du réseau collégial sur un horizon de cinq ans, entre autres mesures financières. Il faudra aussi que le financement suive les nouveaux besoins qui émergent et qu’il soit suffisant pour les constituantes, les campus et les centres d’études collégiales, lesquels jouent un rôle essentiel auprès de la population québécoise et sont particulièrement importants pour l’économie des régions.

En cette période de frénésie électorale, tous les chefs ne cessent de marteler la nécessité de relancer l’économie et de créer des emplois. J’aimerais leur rappeler que pour ce faire, les cégeps font plus que jamais partie de la solution.

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